La Zambie, c’est le gros pays diforme juste a cote du Malawi, que vous situez maintenant tous parfaitement !
Pour nous, la Zambie c’est d’abord la loooooongue traversee de la partie Est du pays pour rejoindre la capitale Lusaka. 9 jours, 800 km de bitume depuis Lilongwe. Heureusement la route est plutot agreable, de grandes lignes droites sur la premiere moitie puis une route plus tortueuse et vallonnee. Mais on s’y fait, surtout grace au vent de dos, a la quasi-absence de circulation automobile, et a la multitude de pietons et d’autres cyclistes qu’on est occupes a saluer en permanence. Les Zambiens appellent cette route “The Great East Road” (plus ou moins modestement si on l’ecrit en 3 ou 4 mots), nous on l’appelle plutot ‘La plus longue piste cyclable du Monde”.
Et on avance, et il fait chaud, tres chaud … c’est meme le mois le plus chaud de l’annee. C’est pas tres malin, mais on ne peut pas echapper a la saison des pluies en Tanzanie ET a la saison seche en Zambie. Ca ne passe pas dans le planning.
Nous passons les premieres nuits en camping sauvage. Cela n’a rien d’evident car il faut trouver un endroit ou se poser DISCRETEMENT. Mais voila, en Zambie, il n’y pas enormement de villages (il n’y en a d’ailleurs jamais quand on a besoin d’eau), par contre il y a beaucoup de monde sur la route, principalement quand on est en quete de discretion.
Et meme quand on pense avoir ete discrets pour se poser … He bien non. Un soir a 20h00, alors que nous digerons notre saucisse-puree en ecoutant les infos sur RFI, nous voyons debarquer un groupe d’une dizaine de villageois armes de manches de pioches. Ils nous avaient pris pour des voleurs, soit-disant frequents dans la region. Rassures de ne trouver que 2 Muzungus, ils s’excusent bien platement avant de rentrer dans leurs penates (non sans nous avoir fait manquer la page des sports ! ).
Lorsque la nuit tombant nous n’avons toujours pas trouve de coin tranquille, nous renouons avec le squat dans une gentille famille d’accueil. Nous goutons donc avec joie a la case Zambienne et discutons de la pluie et surtout du beau temps avec nos hotes. Les gens ont l’air moins surpris de notre presence qu’au fin fond de la Tanzanie car cet axe est regulierment frequente par des cyclo qui rallient Le Cap.
Enfin a Lusaka. L’arrivee sur une 2x2 voies longeant les grand centres commerciaux contraste avec les journees de brousse precedentes. Comme dans beaucoup de villes africaines, il n’y a strictement rien a voir. Nous n’y trainons pas et prenons le train pour Livingstone. C’est pas tout ca, mais il faut avancer …
Ah, le train zambien … cela ne coute que 3 euros (pour 450 km, avis a la SNCF !!) mais 1 nuit d’attente devant la gare et 26 heures de trajet plus tard (pour 3 euros seulement, avis a la SNCF !!) on comprend pourquoi les locaux preferent le bus qui lui ne met que 6 heures.
Livingstone, sise a cote des chutes Victoria, nous permet de pratiquer les activites touristiques locales : survol des chutes en ULM, rafting, saut a l’elastique.
Toujours a cause de cette histoire de saison seche et de planning, les chutes sont aux ¾ seches et donc moins impressionnantes. Mais le rafting n’en est que plus mouvemente car les rapides sont alors vraiment rapides.
Prochaine etape : traverser le pont qui surplombe les chutes et penetrer au Zimbabwe.
Commentaires sur cet article Emeline Ferraris Et comment se fait-il que vous ne nous parliez jamais de vos soucis mécaniques, alors que de notre côté, nous avons plein d'aventures à vous raconter de notre périple breton? Et encore sans vous parler de tous les animaux sauvages qu'on a pu observer...
daphbou QUI a osé signé cet article en tant que Ali Pacha !???
Ca ne doit pas être trop pratique pour pédaler, avec les rayons et les dérailleurs ...